Je suis atterré par les commentaires sur la crise

L’interview d’Hervé Sterdyniak publiée dans Le Parisien prête à sourire… sur un sujet malheureusement grave.  D’une manière générale, les commentaires émis par les économistes distingués sont atterrants, y compris ceux provenant du Collectif des économistes atterrés.

Hervé Sterdyniak  est économiste à l’OFCE et membre du Collectif des économistes atterrés. Lundi matin, l’excellent quotidien Le Parisien a publié son interview.  Il y remarque que les mesures d’austérité ne feront que renforcer la crise et, en ce sens, il a certainement raison. Cependant, il faudra d’abord avaler une potion amère avant d’envisager des lendemains rieurs.

Le problème que j’ai avec cette interview est la réponse formulée par Hervé Sterdyniak sur la remarque du risque de dégradation de la note de la France par les agences de notation : « Pour que les pays de la zone euro ne soient plus exposés à la spéculation et au marché, la Banque centrale européenne devrait être en mesure de garantir les dettes publiques. Si c’était le cas, la faillite d’un Etat serait inenvisageable, et les agences de notation n’auraient alors aucune prise ».

Au cours de plusieurs années de carrière dans la presse économique, j’ai appris à me méfier des économistes et des analystes. La réponse d’Hervé Sterdyniak prouve qu’il appartient au Domaine de la Tour d’Ivoire et qu’il n’hésite pas à recourir à des politiques monétaires de République Bananière.

D’autres vont plus loin que lui dans le raisonnement et affirment qu’il suffirait que la Banque Centrale achète à tour de bras des dettes de pays souverains pour que l’on sorte de la crise.

Autrement dit, la Banque Centrale devrait créer de la nouvelle monnaie en achetant du papier pourri qui ne sera jamais remboursé !

D’où ces quelques remarques :

1)cela ne règle pas le problème de solvabilité de ces pays.

2)cela crée de la monnaie de singe

3)devra-t-on un jour payer la baguette de pain avec une brouette d’euros.

4)combien coûte un voyage d’étude au Zimbabwe ?

5)Il n’y a pas si longtemps, un casino de Monaco avait inventé un remède à la crise : jouer avec un demi-centime d’euro. Voilà une bonne politique de relance !

Solution pour la crise

 

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

Christophe Cremer : Le mirage Groupon ou l’échec programmé du couponing sur Internet

Groupon, qui dépense beaucoup énormément d’argent pour acquérir et conserver des clients sur Internet, va s’introduire en bourse. J’ai toujours été surpris des propositions extraordinaires que je reçoit de ce site. La base de donnée de Groupon semble persuadée que j’ai absolument besoin d’une épilation “maillot brésilien”. Cette simple anecdote m’a fait douter du modèle de ce site. Christophe Cremer, directeur général de Prestashop, a écrit une tribune libre fort bien argumentée sur le sujet. La voici : 

Christophe Cremer, directeur général Prestashop

Comme il a transformé le crédit immobilier et de très nombreux autres secteurs, l’internet bouleverse les règles du commerce. L’exemple le plus emblématique est constitué par Amazon qui invite ses concurrents sur son propre site, c’est aussi le cas d’eBay, enchères entre particuliers, Cdiscount, ventes promotionnelles, leboncoin, annonces gratuites, les modes d’échanges et de commerce se multiplient et continueront à se multiplier.

Les coupons de réduction ont connu leur heure de gloire, ils font partie de ce paysage en plein bouleversement, en profitant du meilleur de l’internet : une audience considérable, une offre attractive et limitée dans le temps…

Groupon, société spécialisée en coupons de réduction occupe la place enviée de la société qui a atteint le plus rapidement un milliard d’euros de chiffre d’affaires -en seulement 18 mois !- et sa valorisation a atteint plus de 60 milliards de dollars. Ses concurrents, livingsocial et de nombreux autres, connaissent une croissance très rapide.

Le transfert de cet outil de promotion traditionnel sur internet semblait promis à un succès considérable, mais il apparait aujourd’hui, en analysant dans le détail le marché, que bien au contraire, les coupons ne vont pas résister durablement à l’internet.

En effet, si la promotion reste et restera toujours le moteur du commerce (sur internet comme en boutiques), les coupons de réduction, pour être efficaces, doivent remplir trois objectifs :

-         Aider le marchand à absorber des coûts fixes en augmentant le volume vendu, même à une marge faible ou dans certains cas négative,

-         Contribuer à la notoriété du commerçant en donnant une visibilité publicitaire autour d’une offre alléchante,

-         Conquérir et fidéliser de nouveaux clients en les attirant une première fois par la qualité de l’offre, pour ensuite les conserver et générer ainsi des revenus récurrents.

Force est de constater qu’avec leur transfert et leur multiplication sur internet, les coupons victimes de leur succès et de leur banalisation, perdent tout leur attrait…

Internet n’a pas seulement transposé le monde physique en monde virtuel, il a modifié le comportement des consommateurs et a supprimé les avantages des coupons pour les marchands :

-         Les marges sont largement négatives, le marchand doit à la fois réduire ses prix et rémunérer l’intermédiaire,

-         La notoriété du marchand n’est pas améliorée, elle est même parfois dégradée, le client ne perçoit plus le coupon comme une marque d’attention personnelle mais comme un moyen de brader l’offre,

-         La fidélisation s’avère inexistante, les consommateurs profitent des coupons et, attirés par de nouvelles offres, ne sont pas intéressé à continuer leurs achats à un prix normal.

Pour prendre une comparaison plus indirecte, la généralisation des coupons entraine des changements de comportement similaires à celui des sites de rencontre ! L’internet donne un éventail de choix plus vaste, des « offres » ciblées, et permet également de multiplier les rencontres… La rencontre change de nature, elle n’est plus un moment rare qu’il faut prolonger.

Les marchands se rendent compte que les coupons disponibles sur internet ne remplissent aucun des trois objectifs qu’ils recherchent… bien au contraire ! Ils ne sont plus au service du marchand, mais au service exclusif des consommateurs et des sites qui les proposent.

Les coupons sur internet, ont connu leur heure de gloire, un trafic exponentiel, une notoriété grandissante. Les marchands se sont laissés séduire, certains ont réalisé des chiffre d’affaires exceptionnels grâce à eux.

Mais le faits sont têtus et les marchands vont prendre conscience de ces faits. Ils vont progressivement arrêter de faire appel aux sites de coupon sous leur forme actuelle et rechercher de nouvelles formes de promotion, certaines plus traditionnelles, qui soient capables de valoriser leur image et d’attirer de nouveaux clients fidèles et heureux de profiter de leurs services sur le long terme.

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

SAS Institute, force tranquille des Business Analytics

Entreprise à part dans le monde du logiciel, SAS Institute n’est pas côtée en bourse mais réalise un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards de dollars. Son credo ? Avoir des employés heureux, pour payer moins d’impôts.

SAS Institute est l’entreprise où il fait bon travailler aux Etats-Unis. Sur son campus élégant à Cary, en  Caroline du Nord, plusieurs immeubles parsèment la campagne et les bois. Régulièrement, l’œil vient se poser sur une magnifique sculpture monumentale posée çà et là. On y trouve une crèche pour les enfants, une salle de gym avec deux terrains de basket couverts, une piscine et plusieurs réfectoires. Dans l’un de ces réfectoires, trois fois par semaine, un pianiste vient jouer quelques morceaux sur un magnifique piano à queue.

Les employés n’ont pas d’horaire fixe et le taux d’attrition, c’est-à-dire le nombre de personnes qui quittent l’entreprise n’est que de 2% par an.  En France, les employés sont installés dans le château de Gregy sur Yerres, à cote de Brie-Comte-Robert. Jim Goodnight, co-fondateur de l’entreprise, préfère investir ses profits dans le bien-être de ses employés au lieu de payer des impôts. Et comme SAS Institute n’est pas côtée en bourse, il n’a de compte à rendre qu’à lui-même et à quelques employés actionnaires. Il n’a pas besoin de séduire les analystes de Wall Street avec des coupes sombres si les affaires vont mal.

Cette situation contraste singulièrement avec la méthode « stop and go » de la high tech américaine, celle qui est cotée en bourse. Quand tout va bien, on embauche à tour de bras. Et souvent un peu trop. Quand les choses ralentissent, les licenciements arrivent et les têtes tombent. Cela se fait au détriment d’une stratégie à long terme.

Avec ses méthodes douces, les affaires vont plutôt bien pour SAS Institute. L’entreprise a été créée en 1976 et s’est spécialisée sur des outils de calcul statistique. Le nom SAS est  un acronyme pour Statistique, Analyse et Software (logiciel). Dans les premières années de son existence, elle s’est positionnée sur des solutions d’extraction et de présentation de données.

Par la suite,  elle a complété son offre par des outils de business intelligence ou d’aide à la décision. Elle a ajouté aussi  des solutions horizontales pour la gestion de la relation client, du capital humain, de la performance du système d’informatique et la gestion du risque.

A partir de 2000, elle s’est positionnée sur les Business Analytics. C’est un terme nouveau, il fait fureur dans les milieux informatiques. De quoi s’agit-il ?

Aujourd’hui, les entreprises, leurs fournisseurs et leurs clients génèrent énormément de données. Avec un logiciel ad hoc et une forte puissance de calcul, il est possible de tirer des informations pertinentes de ces données.  Côté logiciel, SAS Institute a toujours été bon, côté puissance de calcul, Intel et IBM ont fourni des puces de plus en plus puissantes. La dernière tendance est d’utiliser des cartes graphiques pour jeux vidéo fabriquées par Nvidia et de les assembler pour former un super-ordinateur. Avec cette puissance de calcul, on peut trouver du sens dans un brouillard de données, découvrir des tendances cachées, prédire à l’avance le comportement de milliers de consommateurs.

Jim Goodnight

« Plusieurs de nos clients génèrent d’énormes masses de données, explique Jim Goodnight, le co-fondateur de SAS Institute. Jusqu’à présent, ils ne pouvaient pas toutes les analyser et faisaient du scoring. Supposons que vous souhaitez calculer  la probabilité de défaut d’un crédit sur un portefeuille de 500.000 crédits distribués. Avec les technologies actuelles, vous ne pouvez prendre que 40.000 prêts et y appliquer 30 à 40 variables. A partir du résultat, vous extrapolez. Avec les super-ordinateurs, on peut traiter l’ensemble du portefeuille. Notre logiciel est capable de supporter cette puissance de calcul et d’y apporter de nouveaux calculs de risques ».

Depuis sa création, le chiffre d’affaires de SAS Institute a toujours progressé. En 2010, il a atteint 2,43 milliardq de dollars. Précisons que SAS Institute ne vend pas son logiciel mais qu’il le loue à long terme. Tous les ans, 98,5% de ses clients lui restent fidèles. Pour parvenir à un tel chiffre, SAS Institute a mis en œuvre des équipes d’ingénieurs conseil dont le travail consiste à trouver d’autres utilisations possibles pour ses logiciels. « C’est une bonne manière de satisfaire et de conserver nos clients », affirme Mikael Hagström, directeur général Europe de SAS Institute.

Le campus de SAS Institute

Les domaines d’applications ne cessent d’augmenter.  « Un de nos clients un est grand producteur d’écrans plasma, poursuit Mikael Hagström. Il veut installer un système capable de prévoir l’évolution des cours du nickel à partir d’une recherche textuelle mondiale. Il souhaite scanner tous les journaux qui écrivent sur le nickel ou l’utilisation du nickel, en retirer des informations en temps réels et baser ses achats de métaux sur ces informations ».

Récemment, SAS Institute a mis au point une solution de gestion prédictive de maintenance pour les actifs industriels des compagnies d’exploration gazière et pétrolière. Depuis l’explosion de la plate-forme de BP dans le Golfe du Mexique, toutes les grandes compagnies pétrolières l’ont contacté. « Si cette application décolle, elle nous fournira à elle seule un beau taux de croissance, affirme Mikael Hagström.  Le contrôle qualité dans l’automobile ou les semi-conducteurs ou les produits blancs sont aussi des domaines à fort potentiel de croissance ».

Une sculpture du campus de SAS Institute

Cependant, les Business Analytics ne sont pas nouveaux. « Ils existent depuis longtemps et c’était le secret le mieux gardé des entreprises », expliquait l’année dernière Bill Green, l’ancien président d’Accenture. Les Business Analytics ne sont pas une fin en soi mais une boite à outil pour trouver des éléments différenciant. « Globalement, les entreprises ont besoin d’être compétitives, soulignait Bill Green. Pour les managers, le but ultime est d’obtenir une entreprise dynamique, flexible, rapide et en croissance. Or, la concurrence d’une entreprise américaine n’est pas sa voisine dans le même état mais une société étrangère dont le nom est imprononçable par le manager américain ».  Avec  les Business Analytics, « La marge de compétitivité que vous pouvez récupérer est certes petite mais  la capacité de se différencier, même à la marge, est très importante. Si vous réussissez à libérer les bonnes informations et à les confier à des collaborateurs de talent, vous avez la possibilité de devancer votre concurrence », affirmait Bill Green.

Si SAS Institute s’est positionné depuis longtemps sur les Business Analytics, un autre acteur de l’informatique, IBM, a mis les bouchées doubles pour s’y imposer.  IBM a dépensé plus de 12 milliards de dollars pour se constituer un portefeuille de solutions ad hoc. « Comme SAS Institute n’est pas à vendre, IBM a dû dépenser beaucoup d’argent pour nous imiter », note Jim Goodnight.

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

Pour sa dixième année, Neolane s’intéresse à Facebook

Présente en Europe Continentale et en Amérique du Nord, Neolane vise un chiffre d’affaires de 45 millions de dollars cette année, en augmentation de 50%. La société vient de lancer Neolane Social Marketing qui permet de transformer des fans sociaux anonymes en prospects qualifiés.

Spécialiste des logiciels dédiés au marketing et à la relation client, Neolane vient de fêter ses 10 ans. « C’est une aventure fantastique, que nous avons commencé physiquement dans un garage, avec certains bureaux qui avaient une fenêtre, d’autres non », se souvient Stéphane Dietrich, aujourd’hui Directeur Général et Président de l’Amérique du Nord.

En 2001, l’éclatement de la bulle Internet avait provoqué une sévère contraction des valorisations. On était passé de plusieurs dizaines de millions de dollars pour de jeunes pousses au business model incertain à moins que rien pour des projets conduits par des entrepreneurs qui avaient déjà fait leur preuve.

C’était le cas des quatre associés de Neolane qui ont dû serrer les boulons pour mettre en œuvre leur idée d’automatisation de la fonction marketing. La première entreprise client fut Fimatec, une société de bourse en ligne filiale de la Société Générale, devenue Boursorama par la suite. « Nous les avons accompagnés, passant de 10.000 clients à plusieurs millions aujourd’hui, souligne Stéphane Dietrich. Les premières gestion de campagne se sont faites sur l’e-mail mais aussi sur le mobile car Boursorama était en avance dans le domaine ».

Par la suite, les clients se sont succédés et Néolane a pu lever 2 millions d’euros en 2002 auprès d’Auriga Partners. Dès 2006, l’entreprise franchit la manche pour s’installer à Londres, imaginant à juste titre que la Grande Bretagne serait un bon tremplin pour les Etats-Unis. Entre-temps, elle s’implante à Copenhague pour vendre aux entreprises nordiques, comme Scandinavian Airlines. Une nouvelle levée de fonds de 5 millions d’euros lui permettra de prendre pied dans la région de Boston.

« Comme nous avons démarré dans un cycle économique difficile, il nous a fallu privilégier les ventes, explique Stéphane Dietrich. Nous l’avons fait en organisant des séminaires où nous présentions à chaque fois un cas client ». En 2001, 15 personnes ont assisté au premier séminaire au Novotel de la porte d’Orléans. En 2011, l’Hôtel Scribe a accueilli 600 personnes.  Cette évolution montre que la stratégie de Neolane a porté ses fruits. En 2010, l’entreprise Neolane a réalisé un chiffre d’affaires de 30 millions de dollars. Sur les neuf premiers mois de 2011, l’activité est en croissance de 61%. Autant dire que l’entreprise est confiante de parvenir à 45 millions de dollars sur l’ensemble de l’exercice fiscal.

Neolane compte 300 clients dont 98% lui restent fidèles.  Ce sont plutôt des grandes entreprises mais Neolane avoue s’intéresser au mid-market.  Comprenez qu’une société qui réalise 10 millions d’euros de chiffre d’affaires mais dont le marketing est le cœur du métier peut devenir cliente de Neolane.

Avec une équipe en place au Vietnam, Neolane a mis en place un support 24/7 « follow the sun ». Cela lui permet de prendre des dossiers sur l’Asie pour accompagner de grandes marques à l’image de Dior ou de Motorola.

Pour sa dixième année d’existence, l’éditeur a lancé Neolane Social Marketing qui permet de transformer des fans sociaux anonymes en prospects qualifiés et opt-in, ainsi que la personnalisation one-to-one des pages Facebook. En fonction du profil marketing de chaque utilisateur, la page Facebook de la marque change : une personne pourra se voir proposer une offre en lien avec sa carte de fidélité, une autre pourra recevoir le rappel d’une promotion reçue par e-mail.

Aux Etats-Unis, le libraire Barnes and Noble possède 80% à 90% du lectorat dans sa base de données. Il utilise Neolane pour expédier 500 millions d’e-mails personnalisés par mois. «Nous aidons nos clients à mieux connaître leurs clients » explique-t-on chez Neolane.

« Neolane nous garantit d’avoir une communication cohérente quel que soit le canal utilisé par notre client », souligne Dominique Decrème, SVP Marketing La Redoute. La relation entre les deux entreprises date de 2003.  La Redoute lui est restée fidèle grâce aux nouvelles fonctionnalités intégrées dans la plate-forme au fil du temps.

Selon IDC, l’automatisation des tâches marketing est un prérequis pour les entreprises qui souhaitent rester compétitives. Cela n’a pas échappé à IBM, qui a racheté Unica, ni à Teradat qui a repris Aprimo. Autant dire qu’en dix ans, les fondateurs de Neolane ont créé beaucoup de valeur.

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

NG Sciences est tellement bien que j’en ai acheté deux!

NG  Sciences nous fait découvrir des lacs salés, le mécanisme des plantes carnivores, le fonctionnement du cerveau des adolescents et un très bon portrait de Cédric Villani, médaille Fields 20110.

Vous ne connaissez sans doute pas Cédric Villani. Directeur de l’Institut Henri-Poincaré, il a reçu la médaille Fields le 20 août 2010. Autrement dit, la plus haut récompense en mathématiques. On peut le découvrir dans la première édition de National Geographic Sciences, le dernier magazine du groupe Prisma.  Le portrait bien léché de Cédric Villani m’a tellement plus que je suis allé acheter un autre exemplaire. « Vous avez perdu le premier, m’a demandé le propriétaire du kiosque ? Non, celui, c’est pour offrir ». Et pour vous tenter, voici le sommaire.

 

Ce que nous promet la médecine du futur
Notre santé ne sera plus l’affaire des seuls médecins. Généticiens, informaticiens ou autres ingénieurs en électronique sont désormais aussi de la partie…

L’étrange lac aux méduses
Une expédition avec des biologistes en mer des Philippines, pour découvrir les secrets de l’évolution.

Crocodiles : machines à remonter le temps
Ou comment la physiologie de ces animaux nous renseigne sur le mode de vie de leurs lointains ancêtres.

Attraction fatale
Les plantes carnivores sont une curiosité. Et une énigme. Pourquoi des végétaux se comportent-ils comme des prédateurs ?

Les robots et nous
Les ingénieurs conçoivent des robots sophistiqués à figure humaine. Saurons-nous les accepter ?

La quête du kilograal
Lequel est le plus lourd : un kilo d’alliage de platine et d’iridium ou un kilo de plumes ? Pour affiner leurs données, les laboratoires cherchent à mettre au point les unités de mesure ultimes…

Dans la tête des ados
Ils sont imprévisibles, désorganisés. Que se passe-t-il dans leur cerveau ? Le point sur les dernières découvertes en neurobiologie.

Sciences en série
Les Simpson et autres héros de la télévision trouvent parfois l’inspiration dans la physique ou les mathématiques. Les séries vont-elles nous rendre plus intelligents ?

Le hasard, une nécessité ?
Quel rôle joue la chance dans les grandes avancées scientifiques et techniques ?

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

SAP, trois fois plus de potentiel avec HANA et BO, plus du cloud avec IBM

SAP France s’est associé à IBM France pour porter une offre standard de CRM sur le Cloud. Par rapport à 2008, le profil de l’éditeur allemand a été considérablement modifié. Il est beaucoup mieux armé pour résister à la crise.

Frédéric Leblanc, directeur de la transformation SAP France et Christian Comtat, directeur Cloud Computing IBM Southwest Europe, forment la cheville ouvrière du partenariat conclu entre les deux sociétés pour porter un produit standard de SAP, CRM 7.0, dans le cloud d’IBM.  Il s’agit d’un pilote sur une offre cloud packagée en France qui pourra être étendue à d’autres pays.

« La stratégie Cloud d’IBM est une réalité, souligne Christian Comtat. C’est un  moteur de croissance, inscrit dans la stratégie d’IBM. Nous avons fait de nombreuses études auprès des CEOs et CIOs. Il est apparu que les directeurs généraux positionnent les facteurs technologiques comme points fondamentaux pour la croissance. Par ailleurs, les CIOs jugent à 60%, contre 33% il y a deux ans, que le cloud sera un facteur de productivité ».  Et de souligner que les quatre piliers de la croissance d’IBM définis par Sam Palmisano sont le Cloud Computing, le Smarter Computing, le Business Analytics et Smarter Planet. Avec trois atouts différentiateurs : la sécurité, les niveaux de services, et l’intégration avec l’existant ou ce qui peut arriver demain.

Cette première offre est proposée au prix de 105 euros par utilisateur et par mois pour une centaine de poste et pour un engagement de trois ans.  Elle est hybride en ce sens que la société cliente peut revenir, si elle le souhaite, à un modèle classique d’installation sur ses propres serveurs. L’idée commune à SAP et IBM est de proposer la plus grande flexibilité possible à leurs clients, tout en pouvant intégrer l’offre SaaS à l’univers des autres applications SAP.

Voilà un coup d’essai que SAP espère transformer en coup de maître. Il faut noter que selon les études d’IDC, le marché français des logiciels de CRM en mode SaaS (Software as a Service) devrait croître de 36% en 2011. Cela permettra de compenser largement le recul des logiciels de CRM « on premise ».

Quant à SAP, l’éditeur a su mettre en œuvre de nouvelles offres avec les acquisitions de Business Objects, puis de Sybase. Mobilité et analytics sont les nouveaux piliers d’une croissance attendue au cours des prochaines années. En particulier, l’offre SAP HANA (High-Performance Analytics Appliance) positionne la société au cœur du phénomène Big Data. La banque d’affaires Morgan Stanley envisage un volume d’affaires d’un milliard de dollars en 2014 pour la seule offre mobile et note que les clients de SAP font preuve d’un intérêt marqué pour HANA. Elle remarque aussi que les revenus de maintenance représentent 50% d’un chiffre d’affaires qui devrait atteindre 13,86  milliards d’euros cette année.

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

Les récompenses de l’IT Night

Pour sa deuxième édition, l’IT Night, organisée par le CMIT, le Club des Directeurs Marketing de l’IT, a récompensé plusieurs projets IT remarquables dans cinq catégories. Cette manifestation a permis de découvrir des start-up prometteuses. IDC France était membre du jury.

Dans la catégorie « Développement des compétences », Ilumens, du département d’enseignement médical de l’Université Paris Descartes, a été récompensé. La catégorie récompense les entreprises qui ont mis au point ou intégré de nouveaux outils, sites internet et solutions technologiques favorisant le développement des compétences et la gestion des Ressources Humaines.

Ilumens est basé sur les technologies Numériques et de Simulation. Les techniques de simulation innovantes développées, comme les mannequins haute-fidélité, ou les MEDUSIM, des « serious games » médicaux conçus avec Dassault Systèmes permettent ainsi aux professionnels de santé de s’entrainer et améliorer leurs performances pour optimiser la qualité et sécurité des soins.

Dans cette catégorie, le jury a tenu à récompenser Vodeclic par un coup de cœur. Cette jeune pousse fourni une solution innovante de formation informatique en mode SaaS. Plus de 6000 vidéos-formations sur plus de 400 logiciels, des services pédagogiques efficaces, des outils d’administration pour l’entreprise, sont proposés en accès illimité 24/7 pour 9,90 €HT par mois et par utilisateur.

Dans la catégorie « Environnement de travail et mobilité », le jury a retenu Alcatel Lucent, et distribué un autre coup de cœur à Lexmark et Xamance. La catégorie « Environnement de travail et mobilité » récompense les entreprises qui ont réussi à améliorer l’environnement de travail de leurs salariés en intégrant de nouvelles technologies favorisant le bien-être et la communication entre les salariés (Télétravail, visioconférence, optimisation du temps, plateforme, site de partage de documents, moyens de paiement…).

Début 2010, Alcatel Lucent a lancé « Engage », son réseau social interne dont le mode d’action tient en trois verbes : « Connecter-Collaborer-Contribuer ». Fort d’une adoption par plus de 57000 salariés inscrits dans plus de 130 pays, « Engage » représente une étape importante dans la transformation de l’entreprise menée depuis fin 2008. Celle-ci s’est appliquée à inscrire les principes du 2.0 au sein de la communication et de la collaboration interne pour aboutir aujourd’hui à un véritable intranet social. « Engage » fait maintenant partie du langage commun à l’ensemble du groupe.

Le coup de cœur du jury a été décerné à Lexmark, un des leaders du marché de l’impression et Xamance, start-up française. Ils se sont associés pour développer une solution cloud innovante: “Archivez vers Xambox”. En un clic, vos documents papier sont numérisés en seulement 3 secondes, grâce à la nouvelle technologie Flash Scan depuis l’imprimante multifonction Genesis S815, puis classés, analysés et stockés instantanément dans votre « coffre-fort » numérique Xambox. Grâce à cette solution, l’utilisateur professionnel perd moins de temps en paperasserie et gagne en efficacité et en mobilité.

La catégorie « Développement durable et responsabilité sociale de l’entreprise » récompense les entreprises qui ont intégré de nouvelles technologies facilitant l’organisation et le bien-être au travail, le développement durable, la diversité ou le handicap. Recommerce a été récompensée. Cette jeune entreprise conçoit et développe des solutions de reprise de téléphones mobiles sur internet et en points de vente pour le compte de partenaires. Recommerce Solutions opère également le site internet www.monextel.com qui propose le rachat de téléphones au profit d’associations. Le service offert par Recommerce Solutions repose sur trois innovations majeures : l’innovation IT avec une solution de reverse e-commerce rapide et simple, l’innovation en matière de pricing des mobiles, et l’innovation en matière de Développement Durable, à la fois dans son volet environnemental et social. Recommerce a déjà recyclé 250.000 téléphones et réinséré une vingtaine de personnes.

La catégorie « Sécurité de l’entreprise, des personnes et des données » récompense les solutions qui ont permis grâce aux nouvelles technologies, d’améliorer la sécurité, la justice et la défense. Cassidian, la filiale d’EADS,  a été récompensée pour Moséo, sa solution de cloud privé d’entreprise, sécurisée, modulaire et évolutive. Elle permet de ségréguer l’usage simultané du cloud public selon la sensibilité des données, des applications et des accès.  Moséo est une gamme de modules d’infrastructure plug & play et d’accès client indépendants des terminaux, adossés à un centre de services et à une librairie d’applications

La catégorie « Performance économique et productivité de l’entreprise » récompense les entreprises qui ont mis en place des solutions pour améliorer leur performance économique et leur productivité (CRM, productivité et réduction des coûts, gestion du cash, développement commercial…). Deux entreprises ont été récompensées, Fotolia et KDP Groupe.

Fotolia est une place de marché en ligne de contenus créatifs libres de droits au sein de laquelle des professionnels peuvent acquérir des images et vidéos à des prix abordables et les contributeurs générer des profits grâce aux volumes des ventes. Avec plus de 2,7 millions d’utilisateurs dont 115 000 contributeurs, Fotolia est aujourd’hui leader Europe et présente dans 14 pays à travers le monde.

KDP Groupe est une  agence de marketing relationnel. Elle a conçu et mis en place le programme relationnel d’Eurosport Player sur quinze pays européens. KDP Groupe  a développé une plateforme technologique avancée et très innovante qui repose sur l’interconnexion de plusieurs technologies dont SPSS. Ainsi, l’annonceur peut comprendre les comportements, anticiper les réactions et piloter intelligemment actions et pression marketing et augmenter la valeur client. Cette solution a permis d’augmenter significativement le chiffre d’affaires d’Eurosport sur ce segment de marché.

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

Huawei lance sa solution de Telepresence HD

La branche Enterprise Business du géant chinois des télécommunications existe significativement depuis 2009. Elle devrait réaliser cette année un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars sur un total de 30,1 milliards pour le groupe. Elle lance une solution de Telepresence HD innovante et ouverte.

 

Depuis mars 2011, Simon Liu dirige la Business Unit Enterprise de Huawei en France. Et il en semble fort satisfait. Dans le monde entier, elle emploie plus de 10.000 personnes, soit un peu moins de 10% du total du groupe.  Plus de 6000 de ses collaborateurs directs travaillent pour l’effort de recherche. Elle possède 5 centres de compétence (Europe, Etats-Unis, Shanghai, Beijing, Hong Kong) et représente une évolution naturelle pour le groupe Huawei.  De fait, il entend profiter des grandes tendances des marchés de l’informatique et des télécommunications, à savoir le Cloud Computing, la convergence des usages (opérateurs, entreprises, foyers, particuliers) et la convergence des accès (mobilité, telepresence). Ces tendances sont autant d’opportunités pour une entreprise qui a su se positionner dans le trio de tête des technologies de convergence fixe-mobile. Dans ce segment, Huawei revendique la troisième place en IP, la seconde en mobile et la première en fixe.

La telepresence est un de ses axes de pénétration des marchés de l’entreprise. Le groupe vient de présenter au salon Broadband Forum sa solution de Telepresence HD 3106 qui peut se connecter aux offres de plusieurs de ses concurrents. L’ensemble peut être piloté avec une tablette fonctionnant sous Android.  Cette offre et ses déclinaisons plus petites seront commercialisées à travers un  réseau indirect. Quelques grands clients de Huawei l’ont adopté dont le gouvernement britannique et Telefonica pour une offre de Telepresence entre l’Europe et la Chine.  Orange Business Services l’a mis à son catalogue.

Plusieurs éléments laissent supposer que le marché de la Telepresence va enregistrer une poussée de croissance. D’abord, ces pratiques sont saines au niveau de l’environnement (moins de voyages consommateurs de carburant) et des coûts d’exploitation. La disponibilité des technologies HD, vidéo ou audio, fait que l’illusion de la présence physique est de plus en plus répandue.  Autres facteurs non négligeables, des standards de communications ont émergé : H.264 est un algorithme de compression  vidéo adopté par tout le monde, de même que H.323 et SIP dans les protocoles de communications.  Enfin, l’interopérabilité entre fabricants ou prestataires n’est plus un mythe. Si on y ajoute  le cloud computing, les services managés et les communications unifiées, on comprend alors qu’une version  « light » de la Telepresence puisse être vendue aux PME-PMI. Ajoutons que la montée en puissance des technologies LTE (Long Term Evolution) et IMS (IP Multimedia Subsystem) vont permettre d’ouvrir la Telepresence au monde du mobile.

« Notre engagement dans la visio-conférence date de 1993 », souligne Christophe Coutelle, directeur marketing de la branche Convergent Communications de Huawei. Cependant, l’offre est beaucoup plus connue dans les pays asiatiques que dans les pays européens ou des Amériques. « Nous sommes aujourd’hui inter-opérables avec l’ensemble des acteurs du marché, poursuit Christophe Coutelle. Avec l’IMS, nous visons des milliers de sites connectés ».

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

Avec un board comme celui-là, on n’a pas besoin d’ennemis

Onze mois après avoir pris la tête d’HP, Léo Apotheker a été remercié et remplacé par Meg Whitman, l’ancienne patronne d’eBay. Sa stratégie ? Surtout ne rien changer.

Allez donc comprendre ce qui se passe dans l’esprit semi-collectif du conseil d’administration d’HP ? On a connu l’épisode Carly Fiorina, haute en couleurs et responsable de la fusion avec Compaq, qui a été remplacée par Mark Hurd, pour redresser la barre. Ce dernier se met sérieusement au travail, coupe dans les coûts, reprend l’initiative sur la branche PC, prend le virage du cloud computing, exécute brillamment le rachat de 3Com, un peu moins brillamment celui d’EDS, fait peut-être une erreur avec le rachat de Palm mais gère une entreprise en ordre de marche. Or, on lui demande de partir. Pourquoi ? La réponse est soit cocasse, soit triste : on lui a prêté l’amorce d’une romance, « innapropriate » comme ils disent aux Etats-Unis, avec une assistance marketing pigiste mais armée d’un redoutable « lawyer » et prompte à demander des sous, beaucoup de sous. Vous savez, ce type d’histoire arrive souvent aux Etats-Unis.

Mark Hurd est récupéré par Oracle, dont le patron Larry Ellison compare le Board d’HP aux idiots qui avaient viré Steve Jobs d’Apple. Arrive Léo Apotheker, qu’on connait moins bien en Californie qu’en France, et qui, lui aussi, s’est un peu fait avoir chez SAP.

Pour la petite histoire, c’est Ray Lane, ancien numéro deux d’Oracle, qui a été le chercher. Les deux hommes se connaissent depuis longtemps. Léo se met au travail, passe en revue ses talents, détermine ses forces, faiblesses, opportunités et menaces, et décide de mettre en œuvre trois actions : 1)arrêter le WebOs récupéré avec Palm et la ligne de tablettes Touchpad, qui n’arrivent pas à se vendre ; 2) scinder ou vendre la branche PC ; 3) acheter le britannique Autonomy pour 10 milliards de dollars.

Ces trois annonces s’ajoutent à une troisième révision en baisse des résultats et, du coup, l’action HP chute de 20%. Rappelons que les marchés financiers sont dans la panade et que n’importe quelle nouvelle, bonne ou mauvaise, se traduit par des chutes brutales.

La stratégie  présentée par Léo Apotheker est loin d’être idiote mais on lui reproche beaucoup. D’abord, les résultats ne sont pas extraordinaires. Le chiffre d’affaire  du dernier trimestre a augmenté de 1,5% pour atteindre 31,2 milliards de dollars mais le bénéfice net a reculé de 11% à 2,3 milliards de dollars..

Ensuite, les critiques fusent sur la stratégie d’HP. L’achat d’Autonomy fait penser à la fusion avec Compaq, en 2002 sous l’ère de Carly Fiorina, puis avec EDS, en 2008 sous l’ère de Mark Hurd, deux opérations qui n’ont pas véritablement créé de valeur. Les investisseurs pensent également la même chose de la scission d’Agilent. Quant à la branche PC, elle souffre de sa quasi-absence sur les marchés émergents. Et l’arrêt de WebOs  se traduit par des pertes.

Une cession de la branche PC et un renforcement dans le logiciel peut ressembler à la stratégie, couronnée de succès, d’IBM en 2005. En réalité, la branché PC n’a jamais représenté un pourcentage significatif d’IBM. En revanche, sa branche logiciel était déjà conséquente lorsqu’IBM a cédé ses PC.

Par ailleurs, les PC d’HP sont assez populaires chez les distributeurs qui apprécient le fait de pouvoir les vendre comme un package, avec imprimante et cartouche d’encre. De même, ils peuvent faire partie d’une vente globale aux entreprises, avec serveur et autres équipements.

Il faut noter qu’au cours des cinq dernières années, la bourse a fait les yeux de Chimène à HP. La méthode paille de fer de Mark Hurd était particulièrement bien appréciée. Ce n’est que sur les deux derniers trimestres que le « sentiment » du marché s’est retourné.

En trois ou quatre semaines, le sentiment du Board d’HP s’est aussi totalement retourné. Il a décidé de se séparer de Léo Apotheker pour le remplacer par Meg Whitman, l’ancienne patronne d’eBay, candidate malheureuse aux élections gouvernementale de Californie. Si eBay ressemble à un beau succès, Meg Whitman a quand même commis une boulette avec le rachat de Skype, revendu à un fond en passant une provision copieuse pour dépréciation d’actif. Skype est maintenant chez Microsoft. Quant à ceux qui célèbrent le succès mondial d’eBay, ils ne connaissent sans doute pas leboncoin.fr, bien de chez nous.

Conclusion : avec un board comme celui d’HP, on n’a pas besoin d’ennemis. Certes, ce board a évolué comme l’a noté Ray Lane dans une conférence avec les analystes financiers : « In January, I added five Board members to this Board.This is not the Board that was around for pre-texting. This is not the Board that fired Mark Hurd.This is not the Board that did everything you want to write about that the press writes about every day. It’s just like Open Season to write about this Board. It’s not this Board, okay? This Board is with Ann Livermore, and Leo, was eight new members as it functioned this year. Eight people that weren’t here before last January or November  orLeo and myself. Strong individuals, Gary Reiner from GE. I won’t — I don’t have to go through it, CEOs, lots of  EOs. They work really well together.

I watched the executive staff come into the first Board meeting and watched the openness, the tough questions. They knew immediately it was a different Board.We carefully considered decisions when we make the — we are  embarrassed about the communications of these decisions. It could have been done much better, but we carefully considered the decisions made on August 18 to help augment HP’s business. So look, I’m really proud of this Board and I wouldn’t — I don’t know how to tell you anything else on a call like this, but I’m proud of the individuals on this Board and the way they work together. And I think the Company and the shareholders are well served by this Board. It is our operating execution that needs to improve. And we made a decision in Meg Whitman to lead us to that better performance ».

Question : Combien de temps Meg Whitman va-t-elle rester à la tête d’HP ?

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo

La Cloudification d’eXo Platform est en marche

Yann Aubry a rejoint eXo  Platform il y a six mois après avoir passé quasiment sept ans chez Red Hat. Sur les trois dernières années, il a doublé le chiffre d’affaires France. Chez eXo, il entend reproduire la même performance  sur l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique, et sur une période plus courte.

Exo Platform est un éditeur qui propose une plateforme intégrée pour les sociétés qui ont investi sur des solutions java : solutions de collaboration, de social intranet, gestion de document et développement de site web de nouvelle génération. Il y a un an, eXo a sorti son produit eXo Platform3 développé avec Red Hat, qui lui a permis d’accélérer son développement. « Aujourd’hui, tout le monde veut un Facebook Like dans les interfaces de son système d’information, souligne Yann Aubry. Nous l’apportons avec eXo Platform 3 ».

Cependant eXo Platform 3 est la première étape d’un développement plus ambitieux. « Nous voulons proposer le même environnement à l’utilisateur avancé dans le cloud, note Yann Aubry.  Nous l’avons annoncé au mois de mars avec une première offre Cloud ID, qui notre environnement de développement historique que l’on a mis sur le cloud. Depuis le mois de mars, nous enregistrons une croissance exponentielle des utilisateurs inscrits sur cette plateforme ». L’intérêt pour un développeur est de pouvoir programmer en java sur un navigateur et, éventuellement de faire du « Social Coding ». « Nous avons ouvert des partenariats avec Saleforce, VMware et Red Hat pour que les développeurs puissent pousser leur travaux vers Cloud Foudry de WMware, Heroku de Saleforce ou OpenShift de Red Hat », explique Yann Aubry.

Créé en 2003 par Benjamin Mestrallet,  eXo a levé 4 millions d’euros en 2010 pour financer sa croissance et s’installer aux Etats-Unis. Lors de cette opération, elle a accueilli deux investisseurs institutionnels dans son capital (Xange et Auriga) et deux investisseurs privés, Sacha Labourey, ex-JBoss, et Bob Bickel, serial entrepreneur américain.

« Nos clients qui utilisent Exo Platform 3 peuvent développer une application sociale dans le cloud, la laisser sur le cloud ou la rapatrier dans leur data center », souligne Yann Aubry. Cloud ID est disponible en version Beta. D’ici peu, eXo devrait proposer d’autres services complémentaires sur le Cloud. Pour l’heure, la monétisation de sa technologie est basée sur un abonnement en fonction du nombre de cœurs de processeurs utilisés.

 

Share
Facebook LinkedIn Twitter Viadeo