Je suis atterré par les commentaires sur la crise

L’interview d’Hervé Sterdyniak publiée dans Le Parisien prête à sourire… sur un sujet malheureusement grave.  D’une manière générale, les commentaires émis par les économistes distingués sont atterrants, y compris ceux provenant du Collectif des économistes atterrés.

Hervé Sterdyniak  est économiste à l’OFCE et membre du Collectif des économistes atterrés. Lundi matin, l’excellent quotidien Le Parisien a publié son interview.  Il y remarque que les mesures d’austérité ne feront que renforcer la crise et, en ce sens, il a certainement raison. Cependant, il faudra d’abord avaler une potion amère avant d’envisager des lendemains rieurs.

Le problème que j’ai avec cette interview est la réponse formulée par Hervé Sterdyniak sur la remarque du risque de dégradation de la note de la France par les agences de notation : « Pour que les pays de la zone euro ne soient plus exposés à la spéculation et au marché, la Banque centrale européenne devrait être en mesure de garantir les dettes publiques. Si c’était le cas, la faillite d’un Etat serait inenvisageable, et les agences de notation n’auraient alors aucune prise ».

Au cours de plusieurs années de carrière dans la presse économique, j’ai appris à me méfier des économistes et des analystes. La réponse d’Hervé Sterdyniak prouve qu’il appartient au Domaine de la Tour d’Ivoire et qu’il n’hésite pas à recourir à des politiques monétaires de République Bananière.

D’autres vont plus loin que lui dans le raisonnement et affirment qu’il suffirait que la Banque Centrale achète à tour de bras des dettes de pays souverains pour que l’on sorte de la crise.

Autrement dit, la Banque Centrale devrait créer de la nouvelle monnaie en achetant du papier pourri qui ne sera jamais remboursé !

D’où ces quelques remarques :

1)cela ne règle pas le problème de solvabilité de ces pays.

2)cela crée de la monnaie de singe

3)devra-t-on un jour payer la baguette de pain avec une brouette d’euros.

4)combien coûte un voyage d’étude au Zimbabwe ?

5)Il n’y a pas si longtemps, un casino de Monaco avait inventé un remède à la crise : jouer avec un demi-centime d’euro. Voilà une bonne politique de relance !

Solution pour la crise

 

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