Le moteur de recherche pour entreprise trouve avec Newfund et son management des moyens de financer sa croissance.
Polyspot est un éditeur Open Source de solutions de recherche en entreprise qui existe depuis 2001. Ses concurrents se comptent parmi des sociétés comme Exalead, Autonomy, Verity, Sinequa, Microsoft et Google.
« Sur les grands comptes, nous avons identifié une base installée Verity-Autonomy, précise Gilles André, directeur général de Polyspot. Une deuxième catégorie utilise Fast par-dessus Sharepoint sur des comptes Microsoft. Ensuite, nous nous battons avec Exalead et Sinequa sur des comptes qui quittent Autonomy pour aller vers d’autres solutions ou des gens qui vont vers le search sur des nouveaux projets spécifiques. Sur les entreprises de tailles intermédiaires, notre vrai concurrent est Google Appliance ».
Depuis 2001, Polyspot a appuyé sa technologie sur Lucene, le moteur de recherche libre écrit sous Java de la fondation Apache. La société y a développé une grosse expertise et, au lieu d’investir sur des librairies d’indexation assez coûteuses, elle a pu se concentrer sur du fonctionnel à haute valeur ajoutée.
Polyspot a donc développé une importante gamme de connecteurs pour se brancher sur des portails, des technologies de gestion de contenu et des applications. Parallèlement, elle a réussi à fidéliser des grands comptes comme BNP-Paribas, Crédit Agricole ou Eramet.
« J’ai rejoint Polyspot début 2010 à la demande du fondateur précise Gilles André avec pour objectif de mettre au point une stratégie lui permettant de tirer parti des actifs et de lever des fonds ». Aujourd’hui, Polyspot emploie une cinquantaine de personnes, principalement en France, avec une implantation commerciale au Royaume-Uni et un centre de compétence au Nord-Est de l’Inde (maintenance des connecteurs et linguistique). Son chiffre d’affaires est compris entre 5 et 10 millions d’euros.
En avril 2011, Polyspot a commercialisé une nouvelle version de sa solution, qui présente deux innovations : 1)l’Information Warehouse qui permet de séparer l’extraction de la transformation et du chargement des données ; en aval, une indexation s’appuie sur l’Information Warehouse. 2)la création de vue informationnelle pour tirer parti du contenu sous-jacent des applications ;
« Ces deux innovations permettent d’allier la flexibilité d’un entrepôt d’informations à la performance d’un index », note Gilles André. Depuis la commercialisation de la nouvelle offre, le chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de 50%, ce qui a permis de solliciter des investisseurs.
Les 2 millions d’euros levés serviront à renforcer l’équipe de commerciaux, à solidifier la présence en Angleterre et à accompagner les grands clients qui souhaitent standardiser leur plate-forme de search. Les trois quarts des fonds levés ont été apportés par Newfund et le solde par le management de la société qui garde la majorité de la société.
La physionomie des clients de Polyspot est assez large. On peut trouver le cabinet d’avocats d’une dizaine de personnes, jusqu’à BNP-Paribas qui compte plus de 200.000 utilisateurs. Le deal moyen de l’entreprise est de l’ordre de 20.000 à 25.000 euros par an. A terme, le but de Polyspot est d’avoir une commercialisation virale, un peu à la manière de Talend (infrastructure Open Source). La société œuvre dans trois métiers : 1) l’Enterprise Search, c’est-à-dire la recherche transverse au travers d’une multitude d’applications et la motorisation d’une application spécifique, comme Alfresco ; 2) une application de veille à partir de documents publiés par la presse en ligne ou d’autres fournisseurs d’informations ; 3) la capacité de modéliser des projets (ce qu’Exalead appelle des Search Based Applications) comme l’analyse de CV.
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